dimanche 27 mai 2012

D'où parvient le scandale

Festival de Cannes, Cérémonie d'ouverture
Esprit acerbe, on me confia l'écriture
De ce discours d'adieu à mon anonymat
Devant les stars, la célébrité, on me blâma

Mais il m'en faut plus pour me faire peur
L'heure de débuter, j'avançai, twitter
Avec moi, j'ai choisi l'animation Nikos
La moderne, et des photos au pathos

Il n'y a qu'un pas, on ne s'est pas ennuyé
Et c'est ce qui n'a pas plus, essuyer
Les siestes cérémonielles, la tradition
Rompue, par cet olibrius de direction

Je leur avais diffusé mon Very Bad Trip
Diapos équivoques sur ce qu'est un VIP
A Cannes, car du bout de la nuit
Au cinéma, je fais la fête donc je suis

Fabulle 26./05./2012 

La vérité

Au soleil couchant, j'irai crever l'abcès
L'heure de la révolte a sonné, j'irai
Bravé les rayons dorés pour révéler les excès
De nos rois, dévoiler l'ignoble vérité

Je partirai demain, dès l'aube, traverser
La blanchie des marais, j'irai porter
L’infâme désillusion royale, m'immiscer
Dans les jeux du trône, et c'est mortifié

Que j'énoncerai cet affreux dictat
Qu'on me commande, le monde ira mal
Même si je me demande, si ça ne rate
Comment cela pourrait aller encore plus mal

L'on pourrait me tuer, tout s'arrêterait
Mais la vérité se répandrait, elle se répand
Toujours, rien ne pourrait la cacher
Ni sa relativité, ni si le roi, finalement, se repend

Fabulle 23/05/2012

L'homme cravate

En toutes circonstances, il porte une cravate
Au bureau, en ville, le dimanche chez lui
Les voisins le surnomment l'homme cravate
Persuadés qu'il est homme d'affaires, des bruits

De trottoir racontent même qu'il a un rôle
A l’Élysée, alors qu'il est petit fonctionnaire
Rouage minuscule dans la métropole
Qu'il assume en honnête homme, en stagiaire

Mais cette cravate, il la portera toujours
Car c'est bien la distinction qui compte
Évolution sociale qu'il montre au grand jour
Il bluffe, il s'y retrouve en fin de conte

Car dans la rue, il lui suffit de paraître
Car il ne savait pas qui il était, de père abandonné
L'école l'a sauvé, avoir une vie, renaître
En société, sa cravate l'y avait aidé, l'a façonné

Fabulle 23/05/2012

mercredi 16 mai 2012

Chaton

Je n'aimais pas les chats jusqu'à qu'un chaton
Vienne squatter tous les jours mon perron
Depuis, mon genou est son Everest, il tente
D'avoir la tendresse, il griffe, il chante

Ses miaulements me rappellent la poésie
De Baudelaire, je n'avais jamais compris
Son idolâtrie pour ces animaux de Némesie
Qui s'attire la pitié des passants, qui prient

Qu'une paire d'yeux s'arrête sur les siens
Qu'une caresse vienne frôler son pelage
Mais je ne me laisserai pas, moi, Fabien
M'attendrir par cette boule de poil, son âge

Multiplié par sept, c'est un adulte pour nous
Ces chats retors me feront avoir tort
Comme toujours, ce chaton qui dort
Est plus fort que moi, plus fort que tout

Fabulle 16/05/2012

Au matin du 15 mai

Je cherche désespérément la faille
Dans tout ce cérémonial, protocole obligatoire
Des traditions dont on ne pourrait se passer, ne vaille
Les dernières tractations, les derniers bruits de couloir

Je vais entrer dans le gouvernement, Hollande l'a dit
La jeunesse est à lui, ce que l'argent est à Sarkozy
Oh non! Je suis de gauche?! Heureusement, je me dis
Les législatives arrivent, et encore moi, l'indécis

Je vais changer d'avis. A ce changement
Qui s'il est permanent, n'est que continuité, uniforme
S'il en est, et j'en suis de ce gouvernement

On m'a proposé la culture, les sciences ou la vie
J'ai à tout dit oui, pas de demi-mesure
Au matin du 15 mai, j'ai un nouvel ami

Fabulle 15/05/2012

vendredi 11 mai 2012

111 heures d'écrits

Fini de transpirer sur ces vaines copies
De noircir des feuilles de propos incongrus
Je veux revoir le dehors, jouer avec un okapi
Revivre comme jamais, monter sur une grue

Enfin, toutes ces choses qu'on ne fait pas
Quand on est aux prises avec des sujets
Car sujet à événements, ces pieds pas
Ou papiers à l'envers me font un rejet

Le rejet de ma greffe, des bouts de cerveaux
Occupés par Bodenstein, Cauchy et Pascal
Bien sûr, je m’enorgueillis, mais ça ne vaut
La liberté d'en disposer, car sans mon aval

Je me suis infligé toutes ces lectures
C'est physique, finalement, mais le pire
Dans tout cet étal de connaissance, devantures
De maths, c'est que je suis fier de ces délires

Fabulle 11/05/2012

Illégal(e)

J'ai été illégal le temps d'un instant
Délinquant lors de cinq minutes, coupable
De trafic ferroviaire, sans billet et truand
Je me rends au contrôleur peu aimable

En même temps de criminel, je fus piètre
Car quel grand esprit du mal aurait prévenu
Son forfait avant de l'avoir fait, comme une lettre
A la poste, c'est passé, j'évite toute déconvenue

Et je cherche alors le réconfort comme tout
Homme de génie, qui cherche la célébrité
Même éphémère d'une femme qui joue
Avec les sentiments, et les lois de la cité

Et comme pour plonger encore au plus profond
Je m'abandonne au bras de cette criminelle consultante
Elle s'amuse de mes maux, mais au fond
Elle n'aime que l'illégalité d'être une passante

Fabulle 11/05:2012 

L'homme le plus puissant du monde Narien

Un président change, cela ne change rien
Car l'homme le plus puissant du monde Narien
A craindre du changement car lui
D'un claquement de doigt, change celui

Qui gouverne un pays, une usine, une abbaye
Il trône seul sur le monde et si ébahi
Qu'un homme puisse l'être, les hommes
Se prosterneraient s'ils savaient qu'un homme

Pouvait tout contrôler, presque un Dieu
Ou un grand architecte, sous ces yeux
Se déroule le scénario qu'il a imaginé
Un dessein supérieur, il faut paginer

Donc nos copies de vie, qu'il décide
Un jour de laisser vivre, qu'il se trucide
Trop fort de son pouvoir ,qu'il change
De voie, qu'il arrête d'être notre ange

Fabulle 08/05/2012

L'amour en (casus) belli

L'amour est une guerre qu'il faut mener
Un cas absolu, un cœur à prendre
Distinctement, un discours à entreprendre
Une dispute, qu'il faut doucement amener

Une rencontre entre deux êtres, dont rien
Ne laissait supposer qu'il pouvait
Finir leurs vies ensemble, mais cela devait
Se produire, c'est l'art de la guerre du bien

Et une guerre de séduction finit
Qu'une nouvelle commence, celle de la vie
Où deux amants, croquant dedans, ravis
D'y jouer, et d'éloges, ils se renient

Au profit de l'autre, de ces inepties
Dont on se lassera, et d'entendre d'autres
On souhaitera et de nouveau, on se vautre
Dans la bataille du je t'aime et de son inertie

Fabulle 08/05/2012

Au soir du 6 mai

On se dit que tout changera, et pourtant
Ce sont toujours les mêmes images que l'on voit
Un perdant, un gagnant, et normalement
Rien ne changera, ce n'est que la loi

Des élections présidentielles, du changement
Tout le temps, les Français n'aiment pas
La statique. Alors, dans l'histoire, qui nous ment?
Certainement moi, dans cette histoire de pas

Car qu'est-ce que je pourrai connaître
Des Français? Et eux, qu'y connaissent-ils?
Pour tout vous dire, je ne sais pas, paraître
Est si facile, les Français se méfient-ils?

Et comme, ce soir, la France est en deux
Je suis moi-même mitigé, car qui
Pourrait être président en ignorant ceux
Qui ne nous aiment pas, c'est ce que j'en dis

Fabulle 06/05/2012

Comme back home

On dit que ce qu'il y a de plus beau
Dans un voyage, c'est le voyage lui-même
Aujourd'hui, j'ai voyagé de l'auto
Au tram, du train au vélo, et de l'ULM

Au sous-marin, je me suis déplacé
Mais pour quel voyage? Rentrer chez moi
En traversant monts et marées, et lassé
Je puis franchir le pas, enfin sous son toit

Mais quelques minutes près, une irrésistible
Envie m'a pris, je voulais repartir
Comme si de voyage, il fut invisible
Et voilà que je prends mon manteau pour le revêtir

J'eus traversé les plus magnifiques pays
Que mon cœur non comblé, voulait revenir
A ne plus savoir quoi jouer, je saisis
Le dernier vol, ne sachant pas ce que j'allais devenir

Fabulle 04/05/2012

Débats idéaux

Des bas car vous mentez, monsieur
Moi?! Arriver à faire mentir les chiffres?
Finalement vous êtes à mille lieues
Des Français, vous ne les connaissez que par chiffres

Et des hauts car c'est ce qu'on attendait
L'ultime confrontation pour une seule ambition
Une place en enfer, à prendre sans délai
C'est à qui aura la meilleure élocution

Et débats car non, non, et un nom
De quoi me traiter vous, de menteur, savez-vous
Combien de pétrole représente (et non)
Dans la dette? Non, non, c'est tout

Et idéaux, car c'est ce qu'on voudrait
Que le fond triomphe au lieu de le toucher
La France a peur, la France va voter
Le débat, interminable, je vais me coucher

Fabulle 02/05/2012

mardi 1 mai 2012

Qui va à la chasse...

Aujourd'hui, nous partons à Monbessan-les-Bassac
Suivre des chasseurs qui chassent la bécasse
Ils chassent les bécasses dans les nasses, le sac
A la main, mais se tracassent et se lassent, hélas

Aujourd'hui, ces chasseurs passent, s'entassent
Dans les basses nasses, ils auront besoin
De leurs échasses pour que les bécasses
Ne voient pas leurs traces, leurs chasses au loin

Aujourd'hui, ils chassent, ils se délassent
S'enlacent, malaxent et ressassent toutes leurs chasses
De la petitasse à la grandasse, ils amassent
Toute une batterie de souvenirs, toute la paperasse

Qu'entraînent leurs chasses, de Damas à Caracas
Ils passent à la recherche de bécasses, ces papas
De fortune, voire d'infortune, ces délurées bidasses
Qui chassent, sur notre argent, font main basse

Fabulle 30/04/2012

samedi 28 avril 2012

Fiat lux

La lumière d'une allée, une allée de science
Une lune de circonstance, reflet de vitre
Le scientifique s'avance dans la mouvance
Il inspire, revêt son costume de pitre

Aujourd'hui, il fait cours, il enseigne
Dans une classe dix fois trop grande pour lui
A des élèves qui n'attendent qu'une chose, que vienne
La sonnerie, il parle, le son revient à lui

Son écho ne trouve pas preneur, une idée
Il lui en fallait une, captiver, dérider
Une salle qui en avait bien besoin
"Damnation et entité" crie-t-il, au loin

Dans les brumes de la classe, on y questionne
Et d'une question, il allait hériter, les lionnes
Pourquoi règnent-elles, l'homme, qui est-il?
Et Dieu dans tout ça, et la phénolphtaléine?

Pourquoi? Une ambulance, effet Doppler
Le son était enfin entré, le professeur
Fier de sa curiosité ne vit pas l'heure
Quarante ans à enseigner à des travailleurs

Fabulle 26/04/2012

La gifle

Elle me gifla, dans une allée peut-être
Je tombai, elle me gifla, un après-midi
D'été, comme ça, sans que je puisse paraître
Furieux, surpris, frustré, et elle me redit

Mes quatre vérités, de nouveau, me gifla
Un passant passait, le temps s'arrêtait
Peut-être je le méritais, elle m'éraffla
Ma joue pourtant avec tant d'habilité

Que je ne vis pas le troisième coup partir
J'ai pu réfléchir depuis, et conclure
Qu'il le fallait peut-être, repartir
De l'avant, finir avec le passé, fermeture

Définitive, cela devait arriver, fatalement
Comme d'autres s'en sont prises, moi aussi
Je n'échappai pas à la sanction, et salement
Amoché, je m'en allai, fier comme un messie

Fabulle 26/04/2012

Vois-tu ce...?

Je passai dans la foule et on me regarda
Et ce regard me changea, je me retournai
Regardai mais ne vit rien, Dieu me garda
De le retrouver, ce regard détourné

On me regarda comme jamais et je me mis
A voir, à observer, triturer, je voyais
Des gens paradant, de grands amis
Des hommes sans vergogne, je me croyais

Au dessus du lot à voir ces personnes
Qui elles ne voient pas qu'on les regarde
Depuis, je cherche le regard qui résonne
Dans les couloirs, chaque jour, il me tarde

De voir, et chaque jour, rentre déçu
Cruel paradoxe, que ceux qui voudraient
Être vus ne voient pas, et que vus
Ceux qui voient ne le sont pas, j'aurais

Dû voir plus attentivement, briser l'amour
De mes yeux, j'aurais pu triompher
Si mon œil ne me trompait, et toujours
Je cherche dans les yeux cet unique effet

Fabulle 26/04/2012

dimanche 22 avril 2012

L'heure du choix

Plus que deux minutes avant dimanche
Mon premier grand choix, je vote
Mais choix logique, unique, je me penche
Sur les papiers des candidats, et saute

Le pas de l'isoloir, mais pour qui
Pourrai-je bien voter, et si jamais
Tout pouvait changer par mon seul tri
Et si jamais j'élisais le président le 6 mai

Si à moi seul revenait ce prestige
Qui mettrais-je dans l'urne, la nuit
Tourne au casse-tête, entre litiges
De dernières minutes, tout ça m'ennuie

Si seulement le peuple s'était présenté
Ou l'intelligence, la prestance, l'élégance
Politique, tous ces noms qui me hantent
Je dois en choisir un pour la présidence

Fabulle 21/04/2012

A la rue

Quand les écrits se font rares, le féru
De mathématiques s'évade, il court les rues
A la recherche de l'insolite, du détail
Inédit, de ces passants allant au sérail

Tiens, celui-là, attendant devant la boutique
Le turf dans la poche, drôle de mimique
Inquiet pour sa carte, et cet homme
Au café, regardant les gens, les hommes

Ce SDF malin, guettant le guichet de la banque
Son coup férit, bien sûr, il ne le manque
Mais l'heure de reprendre le tram
Sonne, l'occasion de voir d'autres âmes

Cette conversation téléphonique en dit long
Mais mon billet, oublier de mettre le poinçon
Je sors, un vieux chinois aussi, frondeur
Il court, moi aussi, il criait: "Au wrodeur!"

Fabulle 19/04:2012

Une institution

J'affronte aujourd'hui une institution, un mythe
Un Everest de la connaissance, un concours
Une seule lettre, ou trois si l'on invite
Au mystère, à la science, au grand jour

On est illuminé, c'est vrai par des matrices
Des algèbres, un peu d'espace géométrique
Je rêve, j'écris, interdit aux traductrices

Quoi, interdit, mais où est la justice
Dans tout ça? Son sens a bien disparu
A l'un justice, à l'autre, son interstice

Je brise le silence, me lève, la salle
Frémit, je dormais finalement, ou non
Mon stylo écrivait seul, il s'est fait la malle
Je m'attaque à des écoles de renom

Fabulle 16/04/2012

samedi 14 avril 2012

Ticri quoi?

On a déjà beaucoup dit de mal de lui
Alors si on pouvait y aller mollo, cette fois
C'est pas de sa faute s'il est mauvais, il fuit
Le talent comme personne, il défigure les lois

De la chanson, du cinéma et de la poésie
Oui, tout ça en même temps, pas facile
D'être mauvais, on croit que cette hérésie
Est faisable par tous, mais non, difficile

De faire du pas bon, il me fascine
Et si je pouvais déjà lui dire ça
Ça pourrait être considéré comme sympa
Car seul, la scène, tout bonnement, il l'assassine

C'est un dieu de la nullitude, néologismes
En pagaille pour qualifier cet artiste
Je vais lui dire ça, je crois, l'altruisme
Dont je fais preuve me fait peur, arriviste

Fabulle 12/04/2012

mercredi 11 avril 2012

Paris, Mathieu, et vous...

On se retrouve tous dans le métro
Mathieu, moi, Dieu, et tout le monde
On descend à une station, et dans le rétro
Défilent nos vies, nos amis, la terre féconde

Où nos familles ont vécu. On communie
Aussi dans ce tramway souterrain, un voyage
Forcément pas comme les autres, on s'unit
Pour le meilleur et le meilleur, car à tout âge

On ressent Dieu, on s'en rapproche chaque jour
Ce métro m'amène à Montmartre, ce funiculaire
M'élève vers les cieux, comme quand au petit jour
Saint Denis marchait, cette histoire de mystères

Fait mouche, dans le même bateau, nous réunit
Paris, vous, tout cela valait bien une messe
Celle de Mathieu, qui au doux son uni
Des cloches de Paris, fait un pas vers la sagesse

Fabulle 10/04/2011

La hantise de l'amour

Pourquoi les poètes sont-ils tous hantés
Par les femmes, par l'amour, les sentiments?
Ils rêvent d'amours impossibles, inventés
Par leurs esprits sans fin, le poète se ment

A lui-même! S'il écrit, c'est pour pécho
Finalement, car c'est le but de tout homme
C'est la vérité, sans sentiment, d'un cachot
Il pourrait aimer la solitude, mais comme

N'importe qui, il tuerait pour une compagnie
Et l'égoïsme lui fera inventer cet amour
Dont il ignore la mécanique, le déni
Que cela implique, le déni de soi, pour toujours

Il aimera, il écrira, il promettra
La lune, des cadeaux par milliers
Alors qu'il ne croit pas à tout ça, il se vendra
Pour une femme, car il est fou à se lier

Fabulle 08/04/2012

jeudi 5 avril 2012

Péril jeune

J'ai peur de cette jeunesse, disait Platon
J'imagine alors son affliction devant la nôtre
Car il ne verrait d'un premier regard, les cartons
D'une première jeunesse, perdue, sans autre

Ambition que d'avoir le plus d'amis sur Facebook
De feindre l'activité devant la télévision
A songer de quelle façon va-t-il tuer dans le souk
Le pire ennemi d'Altaïr, à éviter les révisions

Futiles, classiques sur les philosophes en voie
De disparition, sur des esprits hermétiques
Dont même ceux-ci ne se comprenaient pas, il croit
Pourtant à l'Internet, au ciné, mais non pas à la Poétique

Qu'Aristote nous a enseigné, alors qu'en regardant bien
Les mots virevoltent sur Tweeter, les traits d'esprits
Aussi fins que ceux de Voltaire, une culture de liens
Que référencent nos jeunes, Platon, range ton mépris!

Fabulle 05/04/2012

Rompre la monotonie intégrale

Déjà 2 jours que je révise, et trois heures
Que je me lève dans le seul but de rentrer
Tout ce qu'il y a à savoir, quels malheurs
Faut-il mélanger pour obtenir au bout de sa craie

Des théorèmes parfaits, des principes excellents
Au cœur de roc, ils ne vous décrochent un mot
Entre deux respirations, tout devient si lent
Votre cerveau, votre vie, et vous courbez le dos

Sur votre chaise, celle-ci vous aura soutenue
Jusqu'au bout, une fidèle amie, mais je la quitte
Je rêve d'air, d'oxygène, je voudrais être à nu
Devant mes connaissances, pour les voir, elles s'agitent

Elles voudraient bien sortir, rompre la monotonie
Qu'est devenu ma vie, je mange, j'apprends, je dors
Le monde défile à une vitesse, j'atteins l'aphonie
Tout ça pour dire, 12 jours à tenir, encore...

Fabulle 04/04/2012

Rien de plus humain...

En avril, ne te découvre pas d'un fil
Le poète pourrait suivre cette recommandation
Sans se dévoiler, se confesser, pour que l'asile
Le laisse tranquille, mais une soirée de révision

En décida autrement, le fil de ma vie
Celui d'Ariane et d'autres se déroule
Devant mes yeux et les leurs, on dévie
Pour ne pas tout raconter, on s'enfonce, on coule

Mais pour mieux remonter, retourner à flots
Peut-être, et les langues se délient, changent
De registre, les paroles s'envolent dans ce huis clos
Se répercutent contre des murs avides, ils mangent

Les sentiments que les hommes avouent, enfin
Car eux seuls peuvent s'y retrouver dans les méandres
De la vie, ces vies sans issues, et sans fins
Dont on ressasse ce que nous font sentir nos cœurs tendres

Fabulle 03/04/2012