Les notes arrivent à mes oreilles
Du soul, le soul des poètes
Il se repose, épuisé et veille
A la justesse des sentiments qui empiète
Sur la dette que tout homme paye
Le soul du poète, c'est fabuleux
Car on ne l'écoute que distraitement
Sans intention, il faut être valeureux
Car on se transforme vite en dément
Alors la folie vous prend
Et on esquisse une danse
Les pas s'enchaînent perpétuellement
Et quand on se reprend
La folie vous laisse et se vend
Qu'est-ce que je fais là?
Fabulle 09/04/09
mercredi 22 avril 2009
Plusieurs luttes
On file à la vitesse de l'éclair
Et les bouillons explosent
Et la nuit est si clair
Pour que les vieux causent
Avec la classe internationale
La cravate n'est pas futile
Car une chose pas banale
Se trame dans les regards vils
Alors le poète fuit et sort
Pour se différencier, s'ébouriffe
Les cheveux même s'il a tort
Puis rentre pour sortir ses griffes
Et finalement, il discute
Comme une personne normale
Engage le débat et la lutte
Et gagne, qu'est qu'il y a de mal?
Fabulle 09/04/09
Et les bouillons explosent
Et la nuit est si clair
Pour que les vieux causent
Avec la classe internationale
La cravate n'est pas futile
Car une chose pas banale
Se trame dans les regards vils
Alors le poète fuit et sort
Pour se différencier, s'ébouriffe
Les cheveux même s'il a tort
Puis rentre pour sortir ses griffes
Et finalement, il discute
Comme une personne normale
Engage le débat et la lutte
Et gagne, qu'est qu'il y a de mal?
Fabulle 09/04/09
Vieux pont, pont neuf, pondisse
Mamy dit qu'on va au pont neuf
Et moi, où est le vieux pont?
Hein, on va au pont neuf!
Dans ce bateau, il y a trop de ponts
Bon, heu, on va au pondisse
Mamy, c'est une mauvaise conjugaison
Pondre, c'est pas comme frémisse
Il va falloir réviser à la maison
Bon, heu, on va au pont 1!
Oui, oui, je suis d'accord?
Qu'est que tu dis, hein?
Je suis sur de l'or!
J'en ai marre de tous ces ponts
Des ces eaux saumâtres en dessous
Ou de ces chemins de fer sur les ponts
Ce bateau ne vaut pas un sou!
Fabulle 09/04/09
Et moi, où est le vieux pont?
Hein, on va au pont neuf!
Dans ce bateau, il y a trop de ponts
Bon, heu, on va au pondisse
Mamy, c'est une mauvaise conjugaison
Pondre, c'est pas comme frémisse
Il va falloir réviser à la maison
Bon, heu, on va au pont 1!
Oui, oui, je suis d'accord?
Qu'est que tu dis, hein?
Je suis sur de l'or!
J'en ai marre de tous ces ponts
Des ces eaux saumâtres en dessous
Ou de ces chemins de fer sur les ponts
Ce bateau ne vaut pas un sou!
Fabulle 09/04/09
Le remords
J'ai un remords au pied de la Méditerranée
Pourquoi suis-je parti?
C'est l'évènement de l'année
C'est plus fort que chez Darty
Non, ont-ils pris la bonne personne?
La bateau tangue, il tangue
Et il me donne et redonne
Des brides de différentes langues
On va découvrir l'histoire
Mais il est beaucoup trop luxueux
Allez, ne fait pas d'histoires
Et contente toi d'être heureux
La mer est agitée, elle est agitée
A mon avis, c'est toi qui l'est
Non, je suis une grande sommité
Oui, mais en croisière, t'es jamais allé
Fabulle 09/04/09
Pourquoi suis-je parti?
C'est l'évènement de l'année
C'est plus fort que chez Darty
Non, ont-ils pris la bonne personne?
La bateau tangue, il tangue
Et il me donne et redonne
Des brides de différentes langues
On va découvrir l'histoire
Mais il est beaucoup trop luxueux
Allez, ne fait pas d'histoires
Et contente toi d'être heureux
La mer est agitée, elle est agitée
A mon avis, c'est toi qui l'est
Non, je suis une grande sommité
Oui, mais en croisière, t'es jamais allé
Fabulle 09/04/09
Un roc explosif
Stromboli, quand tu apparais
Dans le viseur des passagers
Leurs sourires mériteraient
Une photo sournoise de leurs rides âgées
Car tu es là, depuis des millénaires
Et tu ne montres ta face
Qu'à ceux qui ne sont débonnaires
De cette triste carcasse
Y a-t-il un village sur ton flanc?
Je ne sais pas, on est incertain
Face à l'imposant spectacle fascinant
Sur les passagers, tu déteins
De ta force surhumaine
Tu impressionnes les poètes
Et il faut qu'on se démène
Pour vivre et à tes côtés, être
Fabulle 09/04/09
Dans le viseur des passagers
Leurs sourires mériteraient
Une photo sournoise de leurs rides âgées
Car tu es là, depuis des millénaires
Et tu ne montres ta face
Qu'à ceux qui ne sont débonnaires
De cette triste carcasse
Y a-t-il un village sur ton flanc?
Je ne sais pas, on est incertain
Face à l'imposant spectacle fascinant
Sur les passagers, tu déteins
De ta force surhumaine
Tu impressionnes les poètes
Et il faut qu'on se démène
Pour vivre et à tes côtés, être
Fabulle 09/04/09
Là où on voit les îles sans les toucher
On les voit, c'est irréfutable
Et le soleil éclaire les côtes
Sauvages, belles et indomptables
Que l'homme y soit bon hôte!
Les rochers écument les mers
Et les îles sont intouchables
Leurs monts, volcans amers
Ne sont pas des punaises détachables
Ici, on ressent la souffrance
De la solitude éprouvée
Et c'est une sorte de délivrance
De s'en défaire et d'y trouver
Le repos, certes incertain
Des voyageurs sans lendemain
Fabulle 09/04/09
Et le soleil éclaire les côtes
Sauvages, belles et indomptables
Que l'homme y soit bon hôte!
Les rochers écument les mers
Et les îles sont intouchables
Leurs monts, volcans amers
Ne sont pas des punaises détachables
Ici, on ressent la souffrance
De la solitude éprouvée
Et c'est une sorte de délivrance
De s'en défaire et d'y trouver
Le repos, certes incertain
Des voyageurs sans lendemain
Fabulle 09/04/09
Réplique assassine
Et un peu de misogynie
Pour parachever le tout
Et avec un peu de déni
On arrive à faire tout
Mais on ne contredit le grand chef
Car c'est l'autorité suprême
Et il défend son fief
Avec le machisme le plus blême
Tout cela a un début
C'est l'attente ininterrompue
Des filles qui sont un rebut
Pour le patriarche, à l'exercice, rompu
Elles ne regardent jamais la montre
Quand elles sont dans la piscine
Je ne cautionne pas ce contre
Et cette réplique assassine
Fabulle 09/04/09
Pour parachever le tout
Et avec un peu de déni
On arrive à faire tout
Mais on ne contredit le grand chef
Car c'est l'autorité suprême
Et il défend son fief
Avec le machisme le plus blême
Tout cela a un début
C'est l'attente ininterrompue
Des filles qui sont un rebut
Pour le patriarche, à l'exercice, rompu
Elles ne regardent jamais la montre
Quand elles sont dans la piscine
Je ne cautionne pas ce contre
Et cette réplique assassine
Fabulle 09/04/09
Démonstration express
Du vite fait, du bon boulot
Car en trois minutes chrono
Fini la recette et un verre d'eau
Encore plus vite que la bande à Bono
C'est du propre et inévitablement
Dans le méli-mélo des langues
On a rien compris et bêtement
On redemande le sorbet à la mangue
Et on va droit à la catastrophe
Car avec l'azote liquide
Si on se trompe d'une strophe
C'est le cuisinier qui liquide!
Et toutes ces personnes vivantes
Présentes sur ce navire !
Alors tout ceci me hante
Et plus jamais, une recette, je vais lire
Fabulle 09/04/09
Car en trois minutes chrono
Fini la recette et un verre d'eau
Encore plus vite que la bande à Bono
C'est du propre et inévitablement
Dans le méli-mélo des langues
On a rien compris et bêtement
On redemande le sorbet à la mangue
Et on va droit à la catastrophe
Car avec l'azote liquide
Si on se trompe d'une strophe
C'est le cuisinier qui liquide!
Et toutes ces personnes vivantes
Présentes sur ce navire !
Alors tout ceci me hante
Et plus jamais, une recette, je vais lire
Fabulle 09/04/09
Besoin d'art?
Cela tombe bien, délicieusement
Ce bateau en est rempli
A ras bord, sans supplément
Pas une faute, pas un pli
Les tableaux tombent sous nos yeux
Au détour d'un sombre couloir
Et pour celui qui le veut
Pour peu d'argent, il est à valoir
Non, le peintre est comblé
Et on ne peut demander davantage
Car sur une plage sablée
Il n'y a que des coquillages
Donc, estimez-vous heureux
D'être sur ce bateau
Même si l'on ne peut
S'adjuger avec ce marteau
Fabulle 09/04/09
Ce bateau en est rempli
A ras bord, sans supplément
Pas une faute, pas un pli
Les tableaux tombent sous nos yeux
Au détour d'un sombre couloir
Et pour celui qui le veut
Pour peu d'argent, il est à valoir
Non, le peintre est comblé
Et on ne peut demander davantage
Car sur une plage sablée
Il n'y a que des coquillages
Donc, estimez-vous heureux
D'être sur ce bateau
Même si l'on ne peut
S'adjuger avec ce marteau
Fabulle 09/04/09
Attention à la marche
C'est "Attention à la marche"
Mais dans l'autre sens
Le spectacle à une marche
De la chute de la décence
Une chanteuse italienne
Parlant un méli-mélo
De langues indo-européennes
Bonjour, Guten Tag, Hello
Alors quand elle descend l'escalier
Le public se crispe
Car il ne comprend cet allié
Prêt à chanter pour ces VIP's
Pour ne pas passer dans Vidéo Gag
La grâce doit être au rendez-vous
Et pas avoir à l'âme, des vagues
Ou sinon, rendez-vous !
Fabulle 08.04/09
Mais dans l'autre sens
Le spectacle à une marche
De la chute de la décence
Une chanteuse italienne
Parlant un méli-mélo
De langues indo-européennes
Bonjour, Guten Tag, Hello
Alors quand elle descend l'escalier
Le public se crispe
Car il ne comprend cet allié
Prêt à chanter pour ces VIP's
Pour ne pas passer dans Vidéo Gag
La grâce doit être au rendez-vous
Et pas avoir à l'âme, des vagues
Ou sinon, rendez-vous !
Fabulle 08.04/09
mardi 21 avril 2009
On avance, là?
Je ne ressens strictement rien
Aucune secousse, aucun tremblement
Si, peut-être de la nostalgie pour mon chien
Et la curiosité m'attire comme un aimant
Et quand je sors de ce navire
Enfin, à l'extérieur sur le pont
Le vent me prend, je dérive
Et m'accroche comme un harpon
Alors, même si c'est de trente kilomètres
Par heure qu'on coure les mers
J'ai l'impression de ne faire un mètre
Alors, je l'avoue, je suis un peu amer
Et croisièriste, ne craint l'amer
Car le paquebot est trop haut
De plus, colosse en pleine mer
Ne craint la tempête et les eaux
Fabulle 08/04.09
Aucune secousse, aucun tremblement
Si, peut-être de la nostalgie pour mon chien
Et la curiosité m'attire comme un aimant
Et quand je sors de ce navire
Enfin, à l'extérieur sur le pont
Le vent me prend, je dérive
Et m'accroche comme un harpon
Alors, même si c'est de trente kilomètres
Par heure qu'on coure les mers
J'ai l'impression de ne faire un mètre
Alors, je l'avoue, je suis un peu amer
Et croisièriste, ne craint l'amer
Car le paquebot est trop haut
De plus, colosse en pleine mer
Ne craint la tempête et les eaux
Fabulle 08/04.09
Départ pour qui? pour où?
Les mouchoirs s'agitent
Pour on ne sait qui
Une sorte de rite
Qu'on fait et sans lui
Ce n'est pas un vrai départ
Les cornes de brume tombent
Dans l'air de Savone
Et les passagers bombent
Le torse comme une anémone
Fier de leur beau départ
L'écume prend forme
Au pied du colosse
Et les passagers dorment
A trois heures du matin, j'endosse
La responsabilité du mal de mer
Au revoir l'Italie
Pour la Grèce antique
(Déjà précisé dans la didascalie)
Il suffit de suivre la musique
Lors du tour de cette petite mare
Fabulle 08/04.09
Pour on ne sait qui
Une sorte de rite
Qu'on fait et sans lui
Ce n'est pas un vrai départ
Les cornes de brume tombent
Dans l'air de Savone
Et les passagers bombent
Le torse comme une anémone
Fier de leur beau départ
L'écume prend forme
Au pied du colosse
Et les passagers dorment
A trois heures du matin, j'endosse
La responsabilité du mal de mer
Au revoir l'Italie
Pour la Grèce antique
(Déjà précisé dans la didascalie)
Il suffit de suivre la musique
Lors du tour de cette petite mare
Fabulle 08/04.09
Ne pas marcher au delà de l'encadrement
Comme si on allait marcher sur l'aile
On n'est pas fou, on est censé
Pas sortir sans celle
Qui fait des gestes et nous fait danser
Quoique, j'ai vu un fou accroché
A l'aile gauche de l'Airbus
Et d'un signe de tête, a hoché
L'air content de ne pas avoir pris le bus
Il ne devait pas descendre
A Nice mais à Grenoble
Pour cela, il est tombé dans les méandres
Du Rhône et de ses lignes nobles
Au lieu de prendre un direct
(Cela n'aurait pas été très intelligent)
Il l'a pris d'une manière indirecte
Laissant les passagers indigents
Fabulle 08/4/09
On n'est pas fou, on est censé
Pas sortir sans celle
Qui fait des gestes et nous fait danser
Quoique, j'ai vu un fou accroché
A l'aile gauche de l'Airbus
Et d'un signe de tête, a hoché
L'air content de ne pas avoir pris le bus
Il ne devait pas descendre
A Nice mais à Grenoble
Pour cela, il est tombé dans les méandres
Du Rhône et de ses lignes nobles
Au lieu de prendre un direct
(Cela n'aurait pas été très intelligent)
Il l'a pris d'une manière indirecte
Laissant les passagers indigents
Fabulle 08/4/09
Il fait quoi cet avion?
Il attend quoi cet avion?
Il nous fait visiter le propriétaire
Il se laisse traîner par les alluvions
Ou ne veut visiter l'éther
La douceur de l'allure
C'est pas ça que j'imaginais
C'est plus lent qu'une voiture
Et plus bruyant qu'un nouveau-né
Je m'ennuie, trop lent
Jusqu'à l'accélération finale
Et cette espèce d'engin volant
S'emballe, est un morfal
Les jets, 2 ou 3, sont puissants
Mach n'est pas là, scotché au siège
La tête submergée de sang
Je décrète l'état de siège
Fabulle 08/04/09
Il nous fait visiter le propriétaire
Il se laisse traîner par les alluvions
Ou ne veut visiter l'éther
La douceur de l'allure
C'est pas ça que j'imaginais
C'est plus lent qu'une voiture
Et plus bruyant qu'un nouveau-né
Je m'ennuie, trop lent
Jusqu'à l'accélération finale
Et cette espèce d'engin volant
S'emballe, est un morfal
Les jets, 2 ou 3, sont puissants
Mach n'est pas là, scotché au siège
La tête submergée de sang
Je décrète l'état de siège
Fabulle 08/04/09
En attente de décoller
Bizarre, cette impression d'attente
On ne sait pas ce qui va arriver
Si les passagers, stewards mentent
Si les gouttes de pluie vont dériver
Et ce sac énigmatique
En face de mon siège
A quoi sert ce blanc fantomatique?
A un état de siège?
Et tous ces contrôles inutiles
A-t-on peur de voler?
Ce ne sera pas mon idylle
L'avion, ses ailes, désolé
Pour finir, la musique est horrible
Elle vous ferait tuer un phoque
L'avion, c'est pas dans la Bible
Et en plus, c'est gentil, un phoque
Fabulle 08/04/09
On ne sait pas ce qui va arriver
Si les passagers, stewards mentent
Si les gouttes de pluie vont dériver
Et ce sac énigmatique
En face de mon siège
A quoi sert ce blanc fantomatique?
A un état de siège?
Et tous ces contrôles inutiles
A-t-on peur de voler?
Ce ne sera pas mon idylle
L'avion, ses ailes, désolé
Pour finir, la musique est horrible
Elle vous ferait tuer un phoque
L'avion, c'est pas dans la Bible
Et en plus, c'est gentil, un phoque
Fabulle 08/04/09
Une chance sur un milliard
Les drapeaux flottent au vent
Et les avions décollent
Pour d'autres horizons mouvants
Et pour cela, il vole
Les bagages sont abandonnés
Dans l'espoir qu'ils laissent
L'amertume des abonnés
A ces vols et à ces messes
Le soleil se lève fièrement
Avec son éclat sur les carcasses
De plus et pour bel agrément
Un avion prêt pour la casse
Une chance sur un milliard
On reste dans sa quiétude
Quand soudain se lève le brouillard
Et ainsi notre inquiétude
Fabulle 08/04/09
Et les avions décollent
Pour d'autres horizons mouvants
Et pour cela, il vole
Les bagages sont abandonnés
Dans l'espoir qu'ils laissent
L'amertume des abonnés
A ces vols et à ces messes
Le soleil se lève fièrement
Avec son éclat sur les carcasses
De plus et pour bel agrément
Un avion prêt pour la casse
Une chance sur un milliard
On reste dans sa quiétude
Quand soudain se lève le brouillard
Et ainsi notre inquiétude
Fabulle 08/04/09
Terminal Ouest
Chaque destin se croise
Dans le Terminal Ouest d'Orly
Un haut monsieur qui me toise
Une personne mal sortie du lit
Et chaque destin marche
Vers son avion décidé
Il s'envolera sous cette arche
Avec ses valises vidées
Chaque pied s'entrecroise
Vers un monde meilleur
Sans anicroche et sans noise
Un monde sans aucune heure
Dans ce Terminal Ouest
Les gens sont soucieux
De savoir si le vent d'ouest
Il partira bien, insoucieux
Fabulle 08/04/09
Dans le Terminal Ouest d'Orly
Un haut monsieur qui me toise
Une personne mal sortie du lit
Et chaque destin marche
Vers son avion décidé
Il s'envolera sous cette arche
Avec ses valises vidées
Chaque pied s'entrecroise
Vers un monde meilleur
Sans anicroche et sans noise
Un monde sans aucune heure
Dans ce Terminal Ouest
Les gens sont soucieux
De savoir si le vent d'ouest
Il partira bien, insoucieux
Fabulle 08/04/09
lundi 20 avril 2009
A trois heures du matin
Je ne suis capable de rien
A trois heures du matin
Ni de vivre, ni un chien
De voir dans le noir du matin
Je ne suis capable de vivre
A trois heures du matin
Ni de voir les chiens ivres
Habillés de tout leur satin
De marcher dans la rue de la nuit
La poète est las, fatigué
Et pourtant, il s'ennuie
Et n'arrive pas à franchir le gué
Non, vraiment c'est cruel
A trois heures du matin
De me provoquer en duel
Sur le terrain du latin
Fabulle 08/04/09
A trois heures du matin
Ni de vivre, ni un chien
De voir dans le noir du matin
Je ne suis capable de vivre
A trois heures du matin
Ni de voir les chiens ivres
Habillés de tout leur satin
De marcher dans la rue de la nuit
La poète est las, fatigué
Et pourtant, il s'ennuie
Et n'arrive pas à franchir le gué
Non, vraiment c'est cruel
A trois heures du matin
De me provoquer en duel
Sur le terrain du latin
Fabulle 08/04/09
lundi 6 avril 2009
Le code éthique du touriste
Rapidement, on atteint la vitesse de croisière
Pour qu'on ne puisse regarder hier
Et se projetait dans le présent futur
Des pierres âgées et du marbre dur
Chaque escale ne serait souvenue
Et la pluie détruit une belle avenue
Les gens font grise mine
Pour une ville qui s'illumine
Sous les yeux du voyageur pressé
D'absorber la matière, de marquer l'essai
Sans cesse doit être renouveler
L'esprit d'humilité d'un s'il vous plaît
Car le touriste ne doit pas oublier
Que les autochtones ne sont pas fous à lier
Ou comme certains le pensent
Pour une pièce, font une danse
Fabulle 05/04/2009
Pour qu'on ne puisse regarder hier
Et se projetait dans le présent futur
Des pierres âgées et du marbre dur
Chaque escale ne serait souvenue
Et la pluie détruit une belle avenue
Les gens font grise mine
Pour une ville qui s'illumine
Sous les yeux du voyageur pressé
D'absorber la matière, de marquer l'essai
Sans cesse doit être renouveler
L'esprit d'humilité d'un s'il vous plaît
Car le touriste ne doit pas oublier
Que les autochtones ne sont pas fous à lier
Ou comme certains le pensent
Pour une pièce, font une danse
Fabulle 05/04/2009
Une valise pour vivre
Voilà, je n'ai qu'une valise pour vivre
Onze jours de folie, sans interruption
Et onze jours pour faire un livre
Avec le contenu d'une valise sans option
Je partirai sous le coup de trois heures
Du matin, je ne vais rien voir
Ni son soleil, ni son bonheur
Il faut dire que j'aime le soir
C'est trop tôt pour un poète
Mais, on ne refuse pas un voyage
Vers la Grèce et ses poètes
Des amis qui ont un certain âge
Alors, avec une valise pour vivre
On ne s'habille plus comme avant
Le strict minimum pour un livre
De quelques poèmes créés au vent
Fabulle 05/04/06
Onze jours de folie, sans interruption
Et onze jours pour faire un livre
Avec le contenu d'une valise sans option
Je partirai sous le coup de trois heures
Du matin, je ne vais rien voir
Ni son soleil, ni son bonheur
Il faut dire que j'aime le soir
C'est trop tôt pour un poète
Mais, on ne refuse pas un voyage
Vers la Grèce et ses poètes
Des amis qui ont un certain âge
Alors, avec une valise pour vivre
On ne s'habille plus comme avant
Le strict minimum pour un livre
De quelques poèmes créés au vent
Fabulle 05/04/06
Malencontreux projet
C'était tard, un soir, dans la saison
Que se passa cette étrange pendaison
D'un homme sans visage et sans nom
Qui échappa de justesse à son renom
Pourquoi ce suicide désiré?
Il a réfléchi sur le port du Pirée
Son projet, sa maladie allait empirer
Et le monde n'accepterait cette virée
C'est sûr, le changement n'est pour demain
L'opinion et la foule lèveraient les mains
Au ciel, aux cieux, et aux lendemains
Qui ne pourront être beaux et sains
Et pourtant, le projet n'est pas dangereux
Et cela rendrait tout le monde heureux
Mais, on fuit son bonheur, désireux
De se plaindre et de tomber dans le creux
Fabulle 05/04/2009
Que se passa cette étrange pendaison
D'un homme sans visage et sans nom
Qui échappa de justesse à son renom
Pourquoi ce suicide désiré?
Il a réfléchi sur le port du Pirée
Son projet, sa maladie allait empirer
Et le monde n'accepterait cette virée
C'est sûr, le changement n'est pour demain
L'opinion et la foule lèveraient les mains
Au ciel, aux cieux, et aux lendemains
Qui ne pourront être beaux et sains
Et pourtant, le projet n'est pas dangereux
Et cela rendrait tout le monde heureux
Mais, on fuit son bonheur, désireux
De se plaindre et de tomber dans le creux
Fabulle 05/04/2009
samedi 4 avril 2009
Le dé à la bouche
D'une simple pression, il est retenu
Par on ne sait quel miracle
Dans la bouche du joueur revenu
Un dé à la bouche, quelle débâcle!
Il était tourné vers le deux
Quand le dé céda
Et dû s'écraser sur le sol merdeux
Le joueur, les lèvres tendues
Se pinça le menton par superstition
Son numéro fétiche était attendu
Mais ne fit son apparition
Les joueurs faisaient pourtant débat
Pour savoir si on mettait sur la touche
Le joueur au dé à la bouche
Fabulle 03/04/2009
Par on ne sait quel miracle
Dans la bouche du joueur revenu
Un dé à la bouche, quelle débâcle!
Il était tourné vers le deux
Quand le dé céda
Et dû s'écraser sur le sol merdeux
Le joueur, les lèvres tendues
Se pinça le menton par superstition
Son numéro fétiche était attendu
Mais ne fit son apparition
Les joueurs faisaient pourtant débat
Pour savoir si on mettait sur la touche
Le joueur au dé à la bouche
Fabulle 03/04/2009
Le grand tiraillement
Je suis tiraillé entre deux nuits
Qui se chevauchent le temps
D'une éclipse de lune à minuit
Et d'étoiles et de galaxies hors du temps
La science n'a pas tout découvert
Seulement l'immensité de l'univers
Qui m'oppose à la poésie et aux vers
Que je fais après avoir pris l'air
L'air marin, c'est le grand tiraillement
Entre deux antagonistes
Et c'est sur le lac Léman
Que ces deux protagonistes
Se sont réconciliés tout doucement
La science et la poésie en pianistes
La partition et les notes rigolent
Comme les paroles s'envolent
Seuls les écrits restent
Entre ces deux pestes
Fabulle 03/04/09
Qui se chevauchent le temps
D'une éclipse de lune à minuit
Et d'étoiles et de galaxies hors du temps
La science n'a pas tout découvert
Seulement l'immensité de l'univers
Qui m'oppose à la poésie et aux vers
Que je fais après avoir pris l'air
L'air marin, c'est le grand tiraillement
Entre deux antagonistes
Et c'est sur le lac Léman
Que ces deux protagonistes
Se sont réconciliés tout doucement
La science et la poésie en pianistes
La partition et les notes rigolent
Comme les paroles s'envolent
Seuls les écrits restent
Entre ces deux pestes
Fabulle 03/04/09
vendredi 3 avril 2009
De passage au supermaché
Tout bon voyage commence
Par un passage au supermarché
Car pour illustrer sa démence
Il faut deux ou trois cahiers
Sans oublier quelques plumes
Même si c'est parfois des billes
Mais, pour cela il faut que nous dûmes
Obéir aux lois des jonquilles
Alors, le poète est victime
D'acheter ces papiers
Car sans cela il ne trime
Et ne se balade qu'à pied
Et comble du malheur
Sans ces billes et cahiers
Il ne pourrait rendre à l'heure
Ce recueil, maint et maint raillé
Fabulle 03/04/2009
Par un passage au supermarché
Car pour illustrer sa démence
Il faut deux ou trois cahiers
Sans oublier quelques plumes
Même si c'est parfois des billes
Mais, pour cela il faut que nous dûmes
Obéir aux lois des jonquilles
Alors, le poète est victime
D'acheter ces papiers
Car sans cela il ne trime
Et ne se balade qu'à pied
Et comble du malheur
Sans ces billes et cahiers
Il ne pourrait rendre à l'heure
Ce recueil, maint et maint raillé
Fabulle 03/04/2009
jeudi 2 avril 2009
Poisson d'avril
Bientôt j'aurai la Méditerranée à mes pieds
Alors, un dans le dos, c'est pas grave
Car une grue est tombé de ses pieds
Car un orque s'est échoué au Havre
Non, je ne sais pas respirer
Car j'ai des branchies pour poumons
Oui, le gouvernement dirait
La crise, nous ne la reverrons
Elle est résolue d'ailleurs
Je pars en croisière
Je ne me soucierai de l'heure
Et on m'oubliera sur une pierre
Je resterai à quai
Et je ne pourrai que compter
Les poissons de la Méditerranée
Ceux d'avril et ceux de mai
Fabulle 01/04/09
Alors, un dans le dos, c'est pas grave
Car une grue est tombé de ses pieds
Car un orque s'est échoué au Havre
Non, je ne sais pas respirer
Car j'ai des branchies pour poumons
Oui, le gouvernement dirait
La crise, nous ne la reverrons
Elle est résolue d'ailleurs
Je pars en croisière
Je ne me soucierai de l'heure
Et on m'oubliera sur une pierre
Je resterai à quai
Et je ne pourrai que compter
Les poissons de la Méditerranée
Ceux d'avril et ceux de mai
Fabulle 01/04/09
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