vendredi 11 novembre 2011

Il faudrait un miracle...

Et c'est à Lourdes que nous retrouvons nos héros:
Sire, je ne la sens pas, cette entrevue
Elle pourrait tourner court! Non, il faut sauver l'Euro*
Attila le comprendra, on lui donnera une vue

Sur mer s'il le faut, la Manche, c'est un coin sympa!
Mon roi, vous l'avez déjà donnée aux Vikings!
Ah oui, c'est vrai, tant pis, allons donc de ce pas
Voir notre envahisseur, c'est encore moi, le king

Autant que je sache! Ah, cher Attila, bienvenue
Oui, merci beau pays que le vôtre, j'aimerais
En profiter encore plus, mais une déconvenue
Nous voulons tous les deux éviter, alors prêt?

Prêt à quoi? A payer, bien sûr! Ruinés
Nous sommes, je vous laisse avec mon intendant!
Quoi, vous pouvez pas faire ça, mais j'ai une idée
Une dette, et on est tranquille pour pas mal d'ans...

Fabulle 11/11/11 11h11 +11 p.m Part 1+1

* L'Euro en question était un soldat mythique de l'armée de ce roi, c'est pour cette raison qu'il fallait le sauver, sinon, tout était perdu d'avance, l'économie n'étant d'ailleurs pas à son plus haut niveau, il fallait trouver une solution dont on entrevoit d'ailleurs encore les conséquences dans le monde d'aujourd'hui...

L'invasion des Huns

Mon roi, cela est confirmé, c'est bien Attila
Qui vient piller nos terres, il faut se préparer
Au combat! Soldats, je sais bien qu'au delà
De ces brutes, il y a un cœur, vous verrez!

Il s'arrêtera de battre, avec la mesure du temps!
Bien dit, mon roi, mais alors pas trop de temps
Il faudrait que ça demande, on va être humilié!
Mais non, un peu chahuté, au pire, on peut être liés

A un chêne, mais j'ai confiance en mes hommes
Ils paieront ma rançon! Sire, j'aimerais vous dire
Qu'avec la crise, le peuple n'a plus une pomme
A se mettre sous la dent, payer, c'est mourir!

Alors ne perdons pas! Rencontrons Attila
Il est passé par ici, il repassera bien par là
Et il comprendra qu'il faudra se serrer les coudes
Pour sauver notre économie, allons donc à Lourdes!

Fabulle 11/11/11 à 11h11 p.m. Part 1

L'erreur poétique

J'étais sur le point de vous dévoiler la suite
De mon poème mais comme on est au début
Ce serait comme une baguette trop cuite
Ce poème serait sans saveur, le rebut

De tout une carrière poétique, un virage
Un peu tragique, tel Eschyle s'il prenait un bain
Avec Archimède, la découverte du sage
Prêterait à confusion et serait presque la fin

De notre science, heureusement que la poésie
N'a pas les mêmes soucis éthiques, qu'importe
Que je dise que je hais toute cette hypocrisie
Même si je la pratique, alors qu'un chimiste apporte

A son propos des réactions parfois détonantes
Avec le propos du cors, si bien que d'une erreur
Scientifique, la science redevient hibernante
Alors que la poésie me pardonnera bien cette erreur...

Fabulle 10/11/2011

Plus libre que tu ne le crois

Monsieur, nous vous arrêtons! Bien, allons-y!
Et je suis en prison, depuis dix jours
Je veux un avocat, avec du thon, aussi
Quoi! N'y a-t-il personne qui a de l'humour?

Pourquoi m'a t-on emprisonné, d'ailleurs?
Pour que j'ai une morale (ou un?) d'acier
Pour que désormais, je ne compte plus les heures
Qui me séparent de ma mort, au déjeuner princier

N'ai je donc pu me retenir de défendre le peuple
Ou quand j'ai appelé à la grève, et on me dit crève!
Ou parce que d'amateurs de jazz, on repeuple
Nos bien vieilles prisons, je propose une trêve

Gardes, sortons de là, sortons de ce monde
Dont je suis sûr dont vous ne voulez pas
N'entendez-vous pas la colère qui gronde
Elle me libérera cette révolution de votre trépas

Fabulle 10/11/2011

Ma piaule

Chaque artiste de doit de créer sa piaule
Où échanges animés puissent se dérouler
Mon papy en avait créé une, moi, c'est en taule
Enfin, en internat, que les discours déboulaient

Avec Mathieu, ce joyeux fanfaron, d'avis sur tout
Il ménage ses effets avec véhémence, il énerve surtout!
Voici Alexis, l'homme de la campagne, avant tout
A l'anglais impeccable, simplement, son meilleur atout

Pour rabattre le caquet de Mathieu. Puis Lucas
Qui par sa culture vidéoludique, de la vie aussi
Nous insuffle une vision du travail avec décas
Clément, qui comme son nom l'indique, ne l'est pas, si!

Mais sympa, c'est un voisin paranoïaque de clé
Qui l'a pourtant parfois, puis Simon, l'éternel
Dépressif anonyme qui rebondit, met une raclée
Aux handballeurs français, et même Karim, tel

Qu'il faut avoir un illuminé dans le service
Puis Louis, l'imbattable blague à deux sous
Puis les autres qui dans ma chambre se glissent
Pour parler poésie, de vie et de folie entre fous

Fabulle 06/11/2011

lundi 31 octobre 2011

Tatihou

Les Anglais pourraient débarquer cette nuit!
Nous les attendrons avec une certaine impatience
Ils ne pourront que rencontrer des ennuis
Un débarquement ne se fait jamais dans l'aisance

De son pays! Soldats, chers marins, la Hougue
A besoin de vous! Tatihou ne doit être prise
Par ceux qui ont déjà tant d'îles, la fougue
Que nous avons, contrecarrera la brise

Du Nord! Marins, la France a besoin de vous
Louis XIV vous récompensera généreusement
Si jamais on ne laisse échapper cette terre à ces fous!
Tourville, je vous laisse désormais le commandement!

Merci Vauban! La nuit est bien sombre, nos bateaux
Ne se verront pas, alors batailler jusqu'à la dernière
Goutte de sang, que s'en imprègnent ces eaux
Pourvu que du haut de la tour, cette île reste fière!

Fabulle 31/10/2011

Et j'ai failli oublier Joseph Durand!

Josiane, j'ai acheté aujourd'hui ces chrysanthèmes
Elles sont belles, je les apporterai demain
A la tombe de mon père. Et pour rester dans le thème
Joseph entend sonner, il avance sa main

Vers la poignée de sa porte... Et des monstres
AAAAH! Josiane, j'avais failli oublier
Leur jour dévergondé, ils vont à l'encontre
De tout, des bonbons?! Ils sont fous à lier!

Arrête Joseph, ils t'ont pris par surprise
Voilà tout! Oui, mais chaque année, ça recommence
Ils se défigurent et figurent que par traîtrise
Je déshonorerai mon père, la démence

A frappé la jeunesse, Josiane, regarde-les
Ils paieront ma retraite, j'ai peur, Josiane!
Enfin, tu comprends, avec un certain délai
L'esprit d'Halloween, Joseph, tu n'es plus un profane!

Fabulle 31/10/2011

mercredi 26 octobre 2011

Si vous voulez tout désavoir...

Ok, Dieu, c'est peut-être pas nous, la mer
M'a fait changé d'avis, cette sauvagerie
Ces éléments meurtriers, les maîtres de la Terre
Ne sont pas les hommes, mais la nature qui nous rit

Au nez, cette vision qui hante le marin
Pour leur retour à terre, c'est en Dieu
Qu'il donne son salut, c'est qu'il ne craint
L'amer quand Jésus veille, quand le lieu

Vient à manquer, il redouble d'efforts
Et de prières pour plus vite revenir à terre
En gros, il s'oublie, mais il vit encore
Et il continue à croire tant qu'il va en mer

Mais fort de ces histoires, j'entre dans le cimetière
Là où les noms des miens sont écrits
Impossible de repêcher un corps de l'altière
Ennemie, à laquelle en vain, on lance nos cris

Fabulle 25/10/2011

lundi 24 octobre 2011

Si vous voulez tout savoir...

Une tulipe blanche, il suffit de peu pour ressentir
Dieu, pour savoir aussi que nous en sommes
Que ce que nous consentons à entreprendre, bâtir
Nous font des dieux, nous simples hommes

J'ai construit cette nature même si les lois
Physiques établies étaient déjà là auparavant
Mais c'est l'homme qui les a touchées du doigt
Puis s'en accommode, combat contre le vent

L'homme s'étudie lui-même, d'introspections
Nocturnes, il crée sa légende, s'enchante
D'une divinité supérieure, un père de substitution
Pour une espèce aimante, pour une espèce errante

Et dans tout ceci, le poète s'inscrit
Se faufile dans l'histoire de la divinité
Il décrit ce que chacun ressent, il crie
Cette vérité si troublante de l'humanité

Fabulle 23/10/2011

Un autre trois heures du matin

A croire que ça dépend du contexte
Pour une heure fixée, la qualité du texte
Trois heures du matin, à composer toujours
Sans pouvoir me coucher, sans que le jour

Apparaisse. A croire qu'on peut écrire
Sur de la musique de discothèque
Comme quoi, rien n'est incompatible, le rire
Possible, en échange d'un léger chèque

Car je ne perds pas pour autant le sens des réalités
Quand il s'agit d'argent, et d'humour
Par exemple, celle-ci, sur la mentalité
Scientifique actuelle vaut le détour

Que font Newton et Leibniz quand ils se rencontrent?
Ils se mettent en binôme, pardi
Mais il se fait déjà tard à ma montre
Ils ont une finale à perdre, nos gars enhardis

Fabulle 23/10/2011 (à 3h a.m.)

Petits joueurs

Je me suis souvent demandé de quelle ivresse
Avais-je besoin? Il s'avéra que la poésie
Était la plus puissante, bien plus que la liesse
Alcoolémie, qui ne procure que vaine amnésie

De plus, on m'a demandé expressément de faire
Un petit poème sur cette logique particulière
Quand on est sous l'emprise, sale affaire
Premièrement de voisinage, puis de carrière

On regrettera peut-être, on se déchirera encore
Je veux être lucide en toutes circonstances
On ne sait jamais ce que la science vous sort
Dans ces moments-là, peut-être la récompense

Qu'un composé organique vous aurait dérobé
Mais je ne dit pas que se faire arrêté
N'est pas déconseillé, mais je pense à l'enrobé
Qui pourrait me tuer avec ces verres sécrétés

Fabulle 23/10/2011

Gratte-papiers

Ces hommes forcent le respect, à gratter
Le papier comme des damnés, maths
Physique, anglais et même français, à dater
Leurs feuilles, à ne plus sentir leurs pattes

Ils restent assis durant quatre heures
Sans pouvoir se lever, ni s'exprimer
Ils ne comprennent pas, ont trop peur
De se rebeller, écrivent et tentent d'aimer

Des cours abstraits, pour certains, sans intérêt
Mais résiste, au-delà des limites logarithmiques
"J'aimerais que vous compreniez le décret
De Minkowski dans un espace semi-empirique

De codimension 2, posez vos stylos
Donnez moi vos règles, Schmidt pour les nuls
Un trièdre orthonormé direct", l'eau
Coule sous les ponts et les élèves sont les bulles

Fabulle 22/10/2011

Etudes préparatoires

Comme les grands maîtres esquissaient
Leurs études préparatoires pour leurs chefs-d'œuvres
Je dessinais quelques croquis amassés
Les croquis de vie, et par une manœuvre

Subreptice, je me suis retrouvé grand maître
Ma vie valait un beau tableau, le Louvre
S'apprêtait à l'exposer, quand tout mon être
Changea d'un coup de pinceau raté, s'ouvre

Une longue période blanche, l'artiste ne peint
Plus, il se plaint, acrylique, et un jour
Reste seul devant sa toile, se force en vain
A peindre à partir de dessins passés, l'amour

N'y est plus... Mais Picasso est Picasso
Et le soleil renaît chaque jour, sans fatigue
Enfin prêt, pour peindre l'impossible, le fiasco
Dont je rêve, cette vision qui m'intrigue

Fabulle 22/10/2011

samedi 8 octobre 2011

Léthé, il s'est mis à verser

Nuages noirs sur Cherbourg, la nuit tombe
Envie de croire à cette histoire d'orage
Qu'on nous racontait petit, il arrive en trombe
Le temps des bizarreries, des inexpliquées plages

De trous de mémoire, étais-je une ancienne gloire
Triomphant sur la vague du succès, étais-je
Cet homme qui allait au supermarché à faire valoir
Son pouvoir d'achat, ou m'amusais-je dans la neige

De décembre? Il est venu le temps de l'oubli
Et de tout recommencer, plus personne
Ne se souvenait de ce qu'il avait fait! Des délits?
Ou la loi? Puis ce nuage partit, il résonne

Toujours en nous cet orage, on se retrouvait
Dans un bar que je fréquentais pour se remémorer
Le passé qu'on avait oublié, mais le futur arrivait
Et ce que j'étais, je ne pouvais le commémorer

Fabulle 07/10/2011

A bader

C'est un spleen qui envahit les préparateurs
De concours, ces damnés du travail intellectuel
Qui cogitent jusqu'à tard dans la nuit, à des heures
Où on n'est plus capable de penser, dans les ruelles

De leur internat, ils se retrouvent à bader
A s'apitoyer sur leur sort, à se demander
Ce qu'est la vie, ils philosophent même
Alors qu'ils ne vivent que par lemmes

Théorèmes et lois physiques qui s'appliquent
Dans nos vies galiléennes, mais ces points matériels
Se révoltent, voudraient qu'on leur donne du spirituel
Alors qu'on leur jette seulement des répliques

Scientifiques, ah, tout ce travail à faire
Pas de moment cinétique à s'accorder
Au moins, ils se rapprochent dans cette affaire
Et repartent travailler sur leurs bureaux débordés

Fabulle 06/10/2011

Circonstance atténuante

Il pleuvait! Et alors? Tout s'est enchaîné!
J'ai glissé sur le trottoir, côté beurré
Je me suis rattrapé à un flic, même s'il n'est
Important pour l'instant puis ai déploré

Un manque de volonté flagrant chez ma femme
De me préparer le dîner que j'étais fin prêt
A savourer, mais je ne sais comment cette arme
S'est retrouvée dans ma main, j'ai tiré

C'était hors de mes pensées, elle m'a frappé
Elle est tombée, et alors seul mon estomac criait
J'étais mort de faim, et ce flic m'a attrapé
Il me suivait depuis le début, j'étais lié

A mon destin, alors comprenez moi, jugez moi
La pluie m'a déstabilisée, ma femme s'est levée
Contre moi et je me suis retrouvé dans mon droit!
Libérez-le! Suivant! Coupable ou pas? Il pleuvait...

Fabulle 06/10/2011

dimanche 2 octobre 2011

Le pire des mots

Justice, le pire des mots pour les hommes
Ci-gît Yes, le dieu justicier, enterré
Par la même occasion, la hache qui de Rome
Fonda le droit, peut-être alors il verrait

Comme je vois, cette justice, bonne à caser
Dans les dîners mondains, où l'équité
Facile à respecter, dans ces murs non rasés
Regardez, le voisin d'en face, obligé de quitter

Son chez lui, pour retard de paiement, la justice
L'a renvoyé, bel instrument que cet aveuglement
De justice qui met le bandeau sur l'interstice
Et ne voie pas plus loin que les rendements

Voilà comment cette justice en est arrivé à devenir
Le pire des mots, celui que tout homme craint
De prononcer, comme si pouvait être compromis l'avenir
De ce bourreau aveugle s'il n'est écrit d'aucune main

Fabulle 02/10/2011

samedi 17 septembre 2011

Submergé

Rassurez-vous, l'implacabilité de ma vie
Ne m'a pas coulé, mais seulement submergé
De travail, de plus ou moins meurtrières envies
Dans cette chambre qui chaque nuit m'hébergeait

Dans la plus douce noirceur qu'on puisse trouver
Alors, pour me ressaisir, j'ai décidé de plonger
Dans le port de Cherbourg, en rade, je me retrouvais
J'ai pu oublier et recommencer à songer

A la vie. Au fait qu'il y avait autre chose
L'immatériel s’adressait à moi, subitement
Comme s'il avait senti le côté un peu morose
Qui m'habitait, comme s'il voulait calmer le dément

Qui existe en nous. Et je suis reparti
Dans cet internat de quatre sous, à raisonner
Mathématiquement, physiquement, à ce parti
Pris, je savais qu'il ne faudrait plus déconner

Fabulle 16//09/2011

Implacable

Je le dis au moins trente fois par jour
Mais c'est implacable, implacable logique
Démonstration implacable, implacable abat-jour
C'est implacable, c'est la raison des mathématiques

Et pendant seize heures, je me répète ce mot
Et je sais qu'implacable est cette manie
Cette absurdité, cette récurrence, ce petit o
Des maths, et implacable est aussi le déni

Du résultat implacable qui nous attend tous
Implacable cette façon de dire non
Sans solution implacable à présenter, elle tousse
S'enrhume, et implacable le chemin à Charon

Mais pour en revenir à l'implacabilité de ma vie
Actuelle, et cette impossibilité implacable
De réunir maths et poésie, à donner des avis
Implacables qui certainement m'accablent

Fabulle 16/09/2011

dimanche 11 septembre 2011

The darkest day

It's certainly the darkest day
In the world, I prefer do not think
About this day, a new taboo which I pay
A part of my debt to do not break the link

Between the different people, the civilization
I want to say, I'm sure that's not the end
But just the beginning of a new globalization
Where each man can say that hurts the land

I'm French and I lived this darkest day
I ran, I jumped, I escaped the death
In the streets of New York, today, I lay
On the floor of Ground Zero, it's a theft

Of lifes. I had to die this day
I had to stay in this tower
Today, I live but whatever I say
I know I've never more the power

Fabulle 11/09/2011

Zèle sncfien

Vous savez, depuis que ce bourg m'est cher
Je prends souvent le train pour y aller
Et c'est une chance pour toute cette jachère
Poétique, mais une malchance de simple aller

Retour car j'éprouve quelques difficultés
A être en norme pour un contrôleur assermenté
De plus, par une inversion malencontreuse
Je change de carte de réduction à heures creuses

Puis je me lance dans l'explication poétique
Qu'un aller n'est pas synonyme de retour
Que Du Bellay s'est retourné mais d'empirique
Preuve, Rimbaud n'est pas revenu, à mon tour

De savoir si on doit se rendre dans la première
Ville en partant de la deuxième avant-hier
Puis d'en revenir un certain jour, une certaine heure
Peut-être un jour, pourrai-je voyager sans heurts

Fabulle 09/09/2011

La rentrée des internés

Lundi est arrivé sans prévenir comme ces amis
Qui fulminent dans les nouveaux couloirs
Les nôtres désormais, celui des anciens ennemis
Et où se mêlent bonheur, frustration et espoir

De réussite mais aussi de nouvelles joies
Dont j'ai eu l'occasion en ce bas monde
D'éprouver en ripaillant de nos anciennes lois
De nos bêtises, de nos sciences, de cette immonde

Béarnaise. Enfin, on est là, dans cette classe
Avec des virtuoses scientifiques, on fait la grimace
Mais on sait que le soir approche, le vasistas
On ouvrira pour lancer tout ce qui nous tracasse

Et on se piquera nos affaires, des blagues
Pas drôles seront proférées, attention, risque
De sur-sustentation mathématique, élague
Pas trop tes connaissances, fiche, rage, bisque!

Fabulle 09/09/2011

L'œil acerbe

Dans un magasin où un poète dépareille
Celui-ci scrute les manies des gens
Cette façon si particulière de faire pareil
Que le caddie d'à-côté, en changeant

A la toute dernière minute un article
Qu'on ne voulait pas, à se dire qu'au fond
Tout ceci est bien inutile, c'est un cycle
Que le poète connaît bien et il se confond

En acclamations! Mais il ne doit pas oublier
D'exercer l’œil acerbe car on le surprend
Au fond d'un rayon, hésitant devant un tablier
Toutefois seyant, mais bien inutile pour son temps

En effet, il ne fait la cuisine, à part des mots
Et s'explique sur son geste peu après
Que la vie est une grande cuisine pour sots
Sans recette et où on l'exerce avec son à peu près

Fabulle 09/09/2011

L'amour platonique

Elle me lançait des regards dont elle a le secret
Auxquels je répondais par des sourires inquiets
Elle se demandait si elle allait oser créer
Une nouvelle partie de sa vie à se tuer

Pour quelqu'un d'autre, c'est sûr, elle l'aimait
Mais il ne s'est rien passé, comme si c'était
Ce qui aurait dû se passer, comme si aimer
C'était seulement se projeter un soir d'été

Bien sûr, elle s'est parfois demandé ce qui serait
Arrivé, elle imaginait la vie, peut-être rêvée
De l'amour, des disputes, des sentiments carrés
Elle l'aurait embrasser s'il ne s'était levé

Et partit à tout jamais. Elle a entendu
Après parlé de lui, Athènes ne parlait que de ça
Elle se dit, elle se reproche "j'aurais dû
Lui parler, à Platon et vivre sans ça..."

Fabulle 09/09/2011

vendredi 2 septembre 2011

The Eiffel Tower

Surplombe ta vie en grimpant l'œuvre d'une vie
En égrainant Paris en un quantité de vies
Remuants dans les mystères de la ville
Cherchant leur tour dans la ville

Et défile des touristes avides d'ascension
Pour vivre plus intensément leur chute
Peut-être même, la chute de l'ascension
De leur vie, où de vertige, on rechute

Dans les bardeaux de métal qu'est cette tour
Où de ce point, le poète peut faire le tour
De ce qu'est Paris, une lutte sans doute d'ego
Même si de ces villages, il ne peut y en avoir d'égaux

Et quand on redescend pour mieux remonter
On s'esclaffe de cette incroyable solennité
Avec laquelle, elle habite les cieux remontés
Pour l'ascension, où trône enfin la divinité

Fabulle 31/08/2011